Trouver la forme de zéro à cent n’est jamais simple dans le cyclisme. Mon hiver a été un peu différent des années précédentes : en plus de l’entraînement, j’ai beaucoup travaillé chez Fanger Design et j’ai également été actif comme moniteur de ski de fond. Les deux activités m’ont fait plaisir. C’est toujours enrichissant de travailler avec des personnes et de pouvoir se réjouir des progrès et des réussites des autres.
En mars, avril et mai, j’ai pu augmenter progressivement mon niveau d’entraînement. Je suis devenu plus fort, plus stable, et j’ai senti que la forme allait peu à peu dans la bonne direction. Le quatrième rang lors de la HERO UCI Marathon World Cup en Andorre a été un très beau moment. Après une bonne acclimatation en altitude, j’y ai réalisé l’un de mes meilleurs résultats internationaux de la saison.
La deuxième place aux Championnats suisses marathon en Valais, lors du Raid Evolénard, a également été un solide résultat. C’était une course difficile, mais une nouvelle preuve importante que la constance était bien présente.
Peu après, j’ai décidé assez spontanément de prendre le départ des Championnats d’Europe, malgré un budget limité. Avec le recul, c’était la bonne décision. J’étais très fier de mon dixième rang aux Championnats d’Europe XCM à Ramales de la Victoria. C’était une belle course, techniquement exigeante, en Espagne, et un résultat qui compte beaucoup pour moi.
Une autre étape importante de cette première moitié de saison a été la HERO UCI Marathon World Cup, où j’ai terminé à la 14e place. Le niveau en Coupe du monde de marathon VTT est extrêmement élevé. Ce jour-là, il me manquait un peu les jambes pour me battre plus devant, mais c’était malgré tout une course solide et constante.
La première moitié de saison a finalement été couronnée par une victoire à l’Eiger Bike. Gagner une course à Grindelwald, avec ce décor et cette histoire, reste toujours quelque chose de spécial.
En résumé, je peux dire que j’ai montré des performances constantes durant cette première partie de saison. J’ai bien su gérer mes courses, j’ai roulé de manière sûre techniquement, et la nutrition pendant les courses a également bien fonctionné la plupart du temps. À cela s’ajoute le soutien de mon équipe, qui est extrêmement important dans une longue saison.
Ce que j’ai appris de cette première moitié de saison : en tant que sportif et entraîneur, il faut rester ouvert aux nouvelles possibilités. L’une d’entre elles est clairement l’intelligence artificielle. Elle aide énormément à structurer les choses, à vérifier des idées d’entraînement et à garder une vue d’ensemble. En même temps, j’ai aussi remarqué que tout ne doit pas toujours être optimal et contrôlé.
Pendant un certain temps, j’ai peut-être trop misé sur la structure et l’optimisation, et pas assez sur l’entraînement dur. C’est une conclusion importante pour moi. En tant que sportif, on a besoin d’une bonne structure, mais au final, il faut décider jour après jour : combien de temps vais-je m’entraîner ? À quelle intensité ? Quand est-ce que je suis le plan, et quand est-ce que j’écoute mon instinct ?
Ce sont précisément ces décisions qui peuvent faire la différence entre un bon et un très bon entraînement. Et parfois aussi entre la victoire et la défaite.
La phase la plus difficile de cette première moitié de saison a certainement été le début de saison, en février, mars et avril. En plus de l’entraînement, il y avait aussi le travail et les formations comme moniteur de ski de fond. Trouver le bon équilibre entre travail, entraînement, récupération et courses n’a pas toujours été simple.
Maintenant, je me réjouis de la deuxième partie de saison. En particulier du Grand Raid BCVS, où j’aurai l’honneur de prendre le départ avec l’équipe officielle Papival Scott Webcaution. C’est une fierté de revenir sur ce grand classique et de pouvoir à nouveau me battre dans l’Alpin Cup ainsi que dans les Bike Marathon Classics.
Ensuite, je me réjouis de participer à l’Engadin Bike Marathon. Je n’ai encore jamais disputé le parcours officiel dans ma carrière, seulement la version raccourcie pendant la période du coronavirus, lorsque j’avais remporté le titre de champion suisse marathon. Je suis particulièrement impatient de découvrir le passage de Livigno vers la Suisse et la fameuse montée avec les virages en épingle.
Mon grand objectif de la saison arrivera ensuite en septembre : les UCI MTB Marathon World Championships à Primiero San Martino di Castrozza, en Italie. D’ici là, l’objectif sera de continuer à travailler avec constance, d’améliorer encore la forme et d’aborder la deuxième moitié de saison avec plaisir et concentration.

